Le parcours moteur
Par Fanny Seugé
Sur www.eveilpsychomoteur.fr
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A la maison, à la crèche, il est
possible de construire de petits parcours que les enfants prendront
plaisir à explorer et à ré-explorer.
Matériel pouvant être utilisé :
- marche-pieds
- planche en bois (pour ma part, j'en ai plusieurs de tailles différentes, achetées au coin des bonnes affaires chez Ikea)
- coussins, ou différents tissus dans une taie d'oreiller
- livres (j'ai emballé des livres peu utilisés dans du papier cadeau avec plein de scotch, pour que les livres ne soient pas abîmés, ça fait des marches de différentes hauteurs)
- bidons d'eau
- couette pliée
- matelas gonflable de camping
- bassines, saladiers, pots à l'envers ou à l'endroit
- chaises
- tunnels
- tapis sensoriels (paillassons, papier bulle, fond de baignoire, boites de 24 œufs, etc)
Les parcours peuvent ainsi varier d'une
fois sur l'autre, l'intérêt est de jouer avec les matières, les
hauteurs, les densités, etc.
Il est possible de positionner les
différents objets comme un petit chemin. J'essaye de mettre les
parcours contre un mur, que l'enfant puisse prendre un appui sans que
l'adulte soit obligatoirement proche de lui. Le parcours peut aussi
avoir plusieurs morceaux, liés les uns aux autres ou isolés à
différents endroits dans la pièce.
Les attentes que nous pouvons avoir, ne sont pas les mêmes pour un enfant de 18 mois, de 24 mois ou de 30 mois.
A 18 mois, le jeune enfant prend du
plaisir à monter, puis redescendre, du parcours, sans prendre en
compte le début ou la fin. Il s'amuse à essayer à plusieurs
reprises une portion du parcours, ou encore à se poser sur un des
éléments pendant quelques instants. Il aime aussi démonter le
parcours, car il est intéressé par les éléments qui en font partie.
A 24 mois, l'enfant n'est pas
toujours prêt à ajouter des consignes au parcours, le présenter
aux enfants de 2 ans comme à ceux de 18 mois est ce qu'il y a de
mieux à faire. Petit à petit, il demandera lui même à donner un
peu de sens à sa motricité.
Alors qu'à 30 mois, l'enfant a plaisir à se mettre à un endroit qu'il considère comme le début
du parcours et à le faire jusqu'au bout. Il joue à faire
plusieurs fois le parcours, mais est motivé par des nouveautés ou
des changements. Le parcours peut se transformer en chemin du lion (à
4 pattes), ou encore de la chenille (rampé). L'imagination soutient
l'enfant dans ses explorations.
Dans un groupe d'âge mélangé, je
demande aux plus jeunes de laisser les éléments du parcours en
place. Ils sont capables de l'entendre, mais il faut garder en tête
que ce n'est pas naturel pour eux et qu'il faut leur proposer une
exploration du matériel suivant leur besoin de manipuler et
transporter à un autre moment.